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DE JOUR OU DE NUIT 


Je me promène, me dirige ou erre par-ci, par-là. Je vois ce qui appelle mon regard et touche mon esprit : une correspondance immédiate, un trait ironique du hasard, un contraste amusant ou brutal, un rapport au contexte surprenant, déplacé, décalé, qui me fait sourire ou tout autre chose. Je vois quelque chose et tout de suite cela devient autre chose, un rocher sous le ciel se transforme en une femme allongée, caressée par les nuages et le vent. 

Il y a les images que l'on capte, celles qui nous attrapent aussi sans avoir été prise. Comme celle-ci :

Je passe devant la cité des arts à Saint-Paul -Paris. Il est 23 h. Je vois deux SDF allongés sur leur matelas et sous des couvertures de fortune. l'un d'eux dort. L'autre est adossé à une masse indistincte. Il tient un objet entre ses mains et le regarde. Derrière lui une grande baie vitrée à travers laquelle on passe par le regard dans un hall éclairé, vaste et vide, habité par quelques canapés et des plantes vertes, les murs sont recouverts de bois acajou et le sol de marbre vert, au fond un bureau d'accueil avec un gardien : chemise blanche et cravate, il téléphone (Hopper). En passant devant ces hommes allongés je vois que le SDF écrit un texto sur son portable. Je pense immédiatement qu'il écrit à sa fille qui lui a acheté ce portable prépayé pour qu'il puisse donner des nouvelles.



Comme les indiens, suivre une trace même infime, guetter un signe dans l'air, un appel, même silencieux. Garder ou changer de cap. Échapper aux fâcheux.


Je n'ai pas d'appareil photo, je prends les images avec mon portable. 


S'étendre dans le ciel - quelque part dans le sud-ouest.




La baie des anges - Casino de Nice. Jeanne abattue à la roulette.



"Between the bar".


"La dame de Shanghaï", Orson quitte la scène. Tout est dit.




En partance ou revenance. Gare de ? ...Quelque part en France, tournée avec les Brigands 2011.


Arles -  juin 2011


"Partition inachevée pour piano mécanique". 

Nous sommes tous une partition je crois.


Il l'embrasse ou il la tue ?





Un soir en passant sous l'arche qui mène au Marly je vois ces deux hommes qui discutent dans une galerie déserte du Louvre. Ils parlent depuis un moment sur ce banc, les statues seules peuvent entendre ce qu'ils se disent, l'espace vide et le silence les entourent avec beaucoup de douceur. Est-ce qu'ils se retrouvent ainsi régulièrement pour converser ? Parlent-ils d'art ou de Dieu ? C'est la même chose me direz-vous. J'imagine un dialogue philosophique ; ou chacun rapporte ce que les statues pensent la nuit, le jour ? Je sens un accord profond entre eux, je me sens reliée à eux. Touche blanche, touche noire. Le moment est en équilibre - parfait.

J'aime cette scène absolument improbable, pure poésie. 




Les Dieux aussi ont besoin d'être restaurés parfois.



TRANSPORTS ET COMMUNICATIONS - Paris 2015



JEUNE FILLE A LA POMME






JOUR DE COLÈRE



NO COMMENT



IL FAUDRAIT TOUJOURS S'EN REMETTRE A LUI



 TRANSPORT DE PENSÉES

Photo

ABSOLUMENT - Tuilerie Avril 2015


Mars 2015 - Métro La Fourche.

 OUBLIE, ABANDONNE, PERDU, ÉGARÉ



Mars 2015 - Bagnolet - et si nous prenions une suite ?


DAME DU CIEL - avril 2015 Nord Finisterre - Rien n'est fini.



Sans commentaire.





On the road again...






J'ai trouvé la clé des champs