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lundi 29 juin 2015

28 JUIN 2015

Un jardin. Soleil. Ici réuni une partie de ma vie qui coule, court, sursaute, comme une rivière dans des paysages sans cesse renouvelés. L'eau ne passe jamais deux fois au même endroit. Visages, chaleur, douceur, regards, champagne, présences présences présences. Éternité. Et soudain ce poème : simplicité et évidence. 



AU MILIEU DU CHEMIN 

Au milieu du chemin j’avais une pierre
j’avais une pierre au milieu du chemin
j’avais une pierre
au milieu du chemin j’avais une pierre. 

Jamais je n’oublierai cet événement
dans la vie de mes rétines tant fatiguées.
Jamais je n’oublierai qu’au milieu du chemin
j’avais une pierre
j’avais une pierre au milieu du chemin
au milieu du chemin j’avais une pierre.

Carlos Drummond de Andrade (1902 – 1987)

In Quelque poésie Alguma poesia (1930)

Traduit du portugais (Brésil) par Didier Lamaison


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